Mon Abri Côtier
19 Juillet 2024
Comme vous le savez (ou pas !), je suis actuellement en vacances. Dans le sud. Avec une copine.
On a donc préparé notre voyage comme deux championnes et fait une liste de choses « à faire au soleil » 🔆
Alors bon … bien évidemment plein de choses à visiter, d’endroits à explorer etc etc
Et à un moment, au moment de la rédaction de la liste, elle me regarde, l’œil brillant et le sourire aux lèvres : « il faut absolument qu’on se trouve des fruits à manger sur le bord de la route ! Dans le sud y’a plein de vendeurs qu’on trouve comme ça par hasard ! »
Bon, OK, on met ça sur la liste. Trouver un vendeur d’abricots sr le bord de la route dans le Luberon, à mon avis ça doit pas être un tour de force.
Du coup on descend et arrivées presque à destination, on voit tout un tas de petites camionnettes sur le bord de la route : des vendeurs de fruits du coin ❤️👍🏻
Ah ben ça va être facile d’en prendre un cageot du coup, c’est trop la classe !
On s’installe dans le gîte et on visite, on visite, on visite … on ne voit plus AUCUN vendeur de rue ! 😭
De guerre lasse on finit par en acheter dans une boutique locale. On en prend 8 pour goûter parce que bon … si ce n’est pas un vendeur sur la route, forcément ça peut pas être aussi bon 😌
Résultat des courses, ils sont excellents ❤️❤️❤️
Mais, têtues comme des bretonnes, on ne retourne pas en acheter : on VEUT des abricots du bord de route (ouais, on a la tête dure toutes les deux en fait 🤔)
Alors on change de logement car on veut visiter un maximum de choses en Provence, et on se retrouve à Marseille. On visite évidemment plein de trucs mais pas de vendeurs sur le bord de la route. Pas grave, il nous reste le dernier logement dans la troisième zone de Provence. On en trouvera là-bas c’est obligé !
Bon, alors là je fais une petite disgression et je m’éloigne de la thématique « abricots » car il nous est arrivé un truc au moment du changement de logement.On quitte donc Marseille avec des souvenirs plein la tête. On suite la côte. Petite baignade à Carry-le-Rouet. Bref, le paradis sur Terre. On discute, on rigole on prévoit les prochaines visites …
Et là, je me pare de mon aura de nana méga organisée et j’annonce théâtralement : « Bon, je vais envoyer un message à la propriétaire du gîte pour lui dire à quelle heure on arrive ».Genre, la nana qui maîtrise tout et qui ne laisse rien au hasard parce que bon, dans la vie faut quand même être discipliné et structuré 😌 😌 😌
Donc j’envoie mon message, je préviens qu’on arrivera vers 16-17h, et on continue vers Arles.
Une heure plus tard, coup de fil d’un numéro inconnu … Je décroche suspicieuse, et c’est la proprio qui appelle catastrophée : « Mais je vous attends pas aujourd’hui, je vous attend demain ! Le gîte est déjà occupé pour ce soir !!! ».
Ah ? Ben c’est bizarre ça !Je m’arrête sur le bord de la route et on vérifie ensemble avec la proprio … Hummmmm …. Hummmmm … ah ben oui : JE ME SUIS PLANTEE D’UNE JOURNEE 😭😭😭
Nous n’avons donc pas de logement pour le soir.
Et trouver un logis à Arles ou environs à la mi-Juillet, je vous raconte pas l’angoisse 😨😰😱
Mon aura de nana organisée s’est désagrégée en 10 minutes et s’est transformée en un petit halo composé de petits diablotins ivres avec des langues de belle-mère et des vuvuzelas, tous tournés vers moi et en train de se payer ma fiole.
Je pense que cette mésaventure restera dans nos annales comme l’un des plus beaux plantages de nos aventures communes.
Mais j’en reviens à nos abricots. Je vous rappelle qu’on vient donc de passer 8 jours en Provence et qu’en tout et pour tout, on a mangé 8 abricots à deux 😏
Autant vous dire que la déception est immense !
Alors arrivées à Arles, on s’arrête pour acheter du pain, et là … ma compagne de route craque complètement ! Elle décide d’acheter des abricots dans un magasin !!! 😲😲😲
Un kilos d’abricots !Après tout, la dernière fois ils étaient super bons alors sur la route ou dans un magasin ça change pas grand-chose hein ? 🧐
Elle les rapporte dans la voiture et là je saute dessus : « allez, passez-moi le sac, je vais en goûter un ! »
Je regarde dans le sac, et là franchement … je vois des abricots tout jaunes pas du tout oranges. Je les touche : ils sont humides, froids et durs. A tous les coups ils sortent de la chambre froide 😱
Bon, je me déballonne pas et j’en choisis un. Je croque dedans et … ben le goût va tout à fait avec le visuel : il est dur, acide et pas juteux.Ma comparse me demande « Alors ? »
« Ben … je sais pas. Les autres sont peut être mieux mais celui là on a mieux à Brest en tous cas ! »
Elle décide d’en goûter un deuxième et le constat est sans appel : ces abricots sont infects !
On se remonte le moral avec des calissons, mais on décide de ne pas nous laisser abattre et le lendemain, en allant faire la visite d’Aigues-mortes on tombe sur un marchand du bord de route. Cette fois on y croit à fond.On s’arrête et on va voir à quoi ressemblent les abricots.Cette fois ils sont oranges ! C’est super bon signe !
Allez, on en prend un kilo !
Un Kilo ça part super vite quand les produits sont bons 😌
Arrivées dans la voiture je n’y tiens plus « allez, passe-moi le sac, je vais en goûter un ! »
Je mets ma main dans le sac pour en attraper un et là … je sens des abricots durs et humides. Nooooooooooooooooon 😱
Bon, comme la couleur me semble potable, je goûte quand même et … j’ai un abricot dur, acide et pas juteux.
Encore une fois, ma comparse me demande : « alors ? »
« Goûte toi-même … »
Et là … grosse dépression dans la voiture : nous sommes propriétaires de deux kilos d’abricots pas murs.
Je lui dis « bon, ben faut qu’on arrête d’acheter des abricots hein ? A force on aura plus de place dans la voiture » 😲
Ben oui, parce qu’il faut savoir que depuis le début du voyage, on trimballe dans le coffre ma clim (soit disant) portable, destinée à rafraîchir nos différents logements. Clim qu’on n’a jamais sortie de la voiture mais qui prend quand même un tiers du coffre. Autant vous dire qu’on a beau n’être que deux (avec un chien), on manque de place dans l’habitacle et on ne peut pas se permettre d’engranger des sacs d’abricots pas murs 😏
Bon, on visite la Camargue, le moral remonte et on fait le point sur les abricots. Oui, parce que nous on aime bien faire le point sur les choses importantes de la vie 🧐
Et on conclut que la dernière boutique était certes sur le bord de la route, mais qu’elle était en dur, un peu comme un magasin. Or, nous on veut un vendeur avec une petite camionnette genre producteur local qui se déplace tous les jours. C’est certainement pour ça que les abricots étaient de mauvaise qualité.
Et là … le miracle se produit. La voûte céleste s’ouvre et laisse passer un rayon de lumière autour duquel descendent des petits angelots jouant de la harpe. La lumière éclaire un marchand ambulant avec une camionnette blanche contenant des cageots d’abricots et de pêches.
Ayant retrouvé un optimisme forcené, on décide de s’arrêter pour en acheter quelques-uns.
Le gars nous accueille en disant « vous voulez goûter de la confiture » ?
Et il nous donne à chacune un morceau d’abricot orange, juteux et fondant ❤️
Mmmmmmmmh, c’est trop bon. Allez, on en prend un kilo.
Arrivées dans la voiture je dis « Allez, je vais en manger un entier du coup.
La collègue fait de même.
Et on se rend compte que nous n’avons pas acheté des abricots-confiture 😭😭😭
Alors clairement, ceux-là sont mangeables mais n’ont rien à voir avec ceux du Luberon. Et on en trouve des aussi bien voire meilleurs sur Brest.
On se regarde tristement « Ouais, ça va mais c’est pas non plus exceptionnel »
« Non. On va jamais y arriver … »
Voilà, c’était il y a deux jours.
Résultat des courses : vous le croyez si vous voulez, mais il est 14h30 et on est vendredi. On remonte demain sur Brest. Ben on n’a toujours pas trouvé de plateau d’abricots 😭
Chienne de vie …






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