La reine des crêpes
- oeilkakapo
- 2 févr. 2022
- 4 min de lecture
Le 2 février 2022
Bon, les enfants, on est le 2 Février et je prends la décision d’écrire un long message pour raconter ma journée.
Pourquoi ? Ben d’abord parce que je suis quelque peu éméchée (vous comprendrez pourquoi en lisant le post) et en plus parce qu’il y a pas mal à raconter.
Alors première chose, comme vous le savez tous, aujourd’hui c’est la Chandeleur !! (FIESTA )
Une fois n’est pas coutume, j’agis en avance. Bon, vu la suite des évènements, je crois que je me retrouve moins dans la mouise quand je fais les choses à la dernière seconde et que je suis à la ramasse (à noter pour plus tard, au cas où j’aurais miraculeusement l’idée de faire quelque chose en avance à l’avenir). Je prépare donc ma pâte à crêpes en début d’après-midi.
J’échange avec une bonne amie vers 14h30 et je décide de lui en préparer quelques-unes. Je remonte donc la billig de la cave et je me mets à l’ouvrage : j’arrive à sortir rapidement mes premières crêpes. Bon, ça colle un peu sur la plaque, mais ça passe. Je pense que les crêpes sont acceptables (note pour moi-même, demander quand-même à la bonne amie comment elle se sent demain, et vérifier son teint et son état général ).
Bref, je m’en vais lui porter les crêpes, et là …là … arrive le grain de sable qui va enrayer toute la machine. En partant, je croise l’Homme devant la porte et je lui dis : « Ah, ben y’a la billig qui colle ». Non consciente du tsunami de merdes qui va me tomber dessus par la suite, je m’en vais livrer mes crêpes.
Il est environ 16h.
Vers 19h30 je retourne dans ma cuisine pour préparer les crêpes de la famille, et je me rends compte de la catastrophe qui s’est jouée en fin d’après-midi. L’Homme m’annonce qu’il a reculotté la billig.
Il a un sourire radieux et il irradie de fierté. Je sens qu’il a dû en baver des ronds de chapeau.
En l’observant, je lui trouve une ressemblance frappante avec Bob l’éponge quand il a réussi un coup fumant

Avec des trémolos d’angoisse dans la voix (je précise que l’Homme n’est pas Breton mais marseillais … Donc déjà ça part mal) je lui demande :
« Et ça s’est bien passé ? »
« Ah oui, nickel !! » (re-sourire de Bob l’éponge. J'avoue que je rentre dans un état de stress intense).
Je regarde ma billig. Je m’approche et la regarde de plus près. Je la touche un peu. Et oui, plus de doute … il y a une couche infâme et ondulante sur le dessus de la plaque en fonte. Un truc gluant qui ne part pas avec du sopalin. En fait ça fait des confettis marrons. Oui, MARRONS, alors que l’huile est plutôt translucide en temps normal. Un mystère à éclaircir pour les chimistes qui me liront. Je sais qu’il y en a !
Bref, billig inutilisable.
Pour me remonter le moral je demande à l’Homme d’aller me chercher un petit apéro, pendant que je me prépare à jeter ma pâte. Et là … une illumination … je ne vais rien jeter, JE VAIS FAIRE MES CREPES A LA POELE !!!!
Je préviens les enfants que ça va être super, et que ça va changer de d’habitude. Le loupiot me regarde avec un air de défiance qui me paralyse. Et la pépette me dit « ben de toutes façons moi je mange pas de crêpes, c’est sucré ».
Ah ben entre un sceptique et une réfractaire au sucre, je suis plutôt mal partie avec mes crêpes moi. Mais l’Homme arrive avec un apéro inconnu : la troussepinette. Ca sonne bien, ça va faire baisser la pression, je décide d’essayer. Allez hop, il m’en sert un verre.
Et j’attaque mes crêpes … A la poêle.
La première est à jeter, c’est le destin de toutes les premières crêpes. Mais j’avoue que je me rends compte que faire les crêpes comme ça … ben en fait c’est beaucoup plus compliqué qu’à la billig !!!
J’attaque la deuxième, et je me retrouve avec un misérable pancake cramé d’un côté et pas cuit de l’autre.
Désespérée, je me ressers un verre de troussepinette …
Pour la troisième crêpe, le loupiot a une idée géniale : comme on peut pas le faire d’habitude avec la billig (enfin je ne pense pas, mais si quelqu’un sait faire, qu’il me prévienne !), on va faire sauter la crêpe.
YESSSSSS, idée géniale. Je prépare donc un pancake et une fois cuit j’appelle tout le monde pour le faire sauter. Sauf que … j’avais oublié que j’avais une poêle avec une queue amovible.
Je pense que le geste était bon, mais je me retrouve avec la queue dans la main, et je vois avec effroi le corps de la poêle se détacher de la queue, voler en l’air …. Et retomber avec fracas sur le sol. Les enfants sont atterrés et le loupiot part en courant. En regardant de plus près je me rends compte que j’ai un carreau de carrelage fendu dans la cuisine …
Désespérée, je demande à l’Homme de me resservir de la troussepinette (très bonne au demeurant).
Je finis par réussir à faire des pancakes à peu près cuits (mais toujours aussi épais) et j’en arrive à MON pancake. Je veux le faire au beurre donc je prépare bien la crêpe et je commence à poser le morceau de beurre dessus. Manque de bol, le beurre passe en dessous. Il cuit. Il noircit. Je me récupère une crêpe au beurre noir.
Alors à priori, la raie au beurre noir c’est un plat réputé et certainement très bon, mais alors les crêpes au beurre noir, c’est moche.
A la vue de mon gros pancake baignant dans un liquide noirâtre, je sens que mon humeur descend en flèche. Heureusement qu’il me reste de la troussepinette pour me remonter le moral …
Et c’est là que je demande à l’Homme :
« ça titre à combien la troussepinette ? »
« 17,5 pourquoi ? »
« Nan rien, je vais aller me coucher je crois … »
Résultat des courses :
- Une bonne amie à surveiller niveau santé demain
- Une dizaine de crêpes épaisses et à moitié cramées de produites en ¾ d’heure
- Une bonne murge en préparation alors que j’ai cours à 8h demain matin
VIVE LA CHANDELEUR !!!!







Commentaires